Diversification des cas d’usage d’un commun numérique

By 7 janvier 2017

Si le projet DemocracyOS relevait au départ d’une volonté militante d’hacker le parlement de l’intérieur en y introduisant un cheval de Troie de démocratie directe, le caractère open source du logiciel d’une part, et la volonté de nombreux acteurs publics d’intégrer effectivement plus de participation citoyenne dans leurs processus décisionnels d’autre part, ont étendu de façon décentralisée son utilisation à l’occasion d’une grande variété de besoin différents. Si la multiplicité des usages de l’outil peut donner un indice quand à sa malléabilité, c’est aussi car chacun de ceux-ci améliore l’outil qui se voit alors successivement enrichi de nouvelles fonctionnalités. Ainsi, en 2015, l’association OpenCop21 lance une consultation concernant plusieurs propositions synthétisées et expliquées de la Cop21 et permet ainsi à plus de 1200 citoyens du monde entier de donner leur avis à ce propos. L’année suivante c’est le collectif #MaVoix qui s’en saisi afin de présenter un député aux élections législatives de Strasbourg. Suivront de nombreux acteurs publics tels que les villes de Nanterre et de Nancy dont les plateforme permanentes de consultation des habitants sont toujours ouvertes et permettent aux élus de les consulter sur des problématiques concrètes comme l’aménagement du territoire ou la transition écologique.